dormance

081106 016

(La colline de Rixheim Alsace - Novembre 2008)


Feuilles pourpres

par le vent soufflées,

tapis ensanglanté

sur le sol mouillé

qu’un tiède soleil d’automne

ne parvient à sécher,

indécence des arbres dénudés

dévoilant entre leurs branches

quelques paysages désolés,

terre noire

des champs retournés,

épis de maïs oubliés,

noix craquant sous nos pas,

fruits non récoltés

accrochés encore

à leurs supports dépouillés

jusqu’à la prochaine bourrasque ...

Fuir,

l’obscurité, le froid, l’hiver,

s’étendre, fermer les yeux,

partir vers des rêves tendres,

dans la chaleur des duvets moelleux,

comme la campagne entre en dormance.

Faire abstraction

de la politique,

des informations,

du prix de l’essence qui monte,

du temps qui passe,

de la tempête qui gronde,

de la ride en plus,

de la pollution ...

S’éveiller un matin d’avril

dans la clarté émaillée

d’un printemps renaissant...


michèle



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