en ouvrant les volets

110521 004

(Chez notre ami Fulvio à San Andrea en Toscane - 6 heures du matin Mai 2011)


«C’é un bel fuoco nel mattino

dalla nebbia filtra già»

(Zucherro)


J’entrebâille les volets

et je reste sans voix ...

C’est la respiration de la Terre,

le souffle de la nuit,

qui à l’aube s’élève

sur le paysage sans bruit ...

Doucement se dessinent

sous mes yeux encore endormis

la courbe des collines,

et dans la lumière voilée

les couleurs déjà se devinent,

pastels finement esquissés.

Je rêve éveillée ...

La magie de l’instant devrait durer ... Durer …


«C’é la luce, certa luce

che da sempre splende in me»

(Zucherro)


Quelle chance as-tu, Fulvio

d’être chaque jour spectateur

de cette splendeur,

qui, en ce court moment

s’inscrit à jamais en moi.


michèle

© fran6.fr - 2017