la porte dans le pre

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(Sur les hauteurs de Bergholtz - Avril 2011)


Aucune marquise au-dessus d’elle

pour protéger ceux qui,

autrefois la franchissaient,

lorsqu’elle était encore gardienne

de la tranquillité, la discrétion,

la chaleur, la froidure

de la maison.

Désaffectée,

la voici adossée

à un tas de bois

d’une autre essence que la sienne,

en décote de l’actuelle norme

de la mode, du design,

en désamour,

ne servant plus à rien.

A quoi bon cette serrure

orpheline de sa clef ,

et ces volutes de ferrures

devant les vitraux éclatés ,

pour finir ainsi, à l’entrée du pré ,

abandonnée aux herbes folles,

aux nuits de pleine lune,

aux jours de canicule,

aux fantasmes du passant

l’ouvrant sur le bonheur éternel,

la liberté, un infini printemps ...

Une belle fin de vie finalement ...


michèle

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